Seul combat

SOMMAIRE



1/ Psychiatrie doit mourir
2/ La maladie est mon crime
3/ Ma mort
4/ Vivre en deuxième
5/ L’enfer du décor
6/ Papillon
7/ Signature
8/ Seul combat



 

 Note : Tous ces textes ont été écrits entre le 30 octobre et le 11 novembre 2016 dans un état de délabrement cérébral assez avancé. Ils n’ont malheureusement ni été relu ni corrigé ni modifié. Les voici dont tel quel.

 

1 / Psychiatrie doit mourir

Ce sont des criminel acquittés, sans pitié, sans idées
Détruisant nos qualités sous maquillage d’égalité
Qui droguent et qui shootent, c’est scientifiquement validée
Qui placent leur tortures chimiques dans la norme, dans la légalité

Qui volent des âmes, c’est faire pire que tuer
Vous avez voler mes larmes, douleur reconstituées
Le pions d’un système si je te demande qui tu es
Tu dis que tu fais ton métier, celui de prostitué

Prostitué d’une mafia qui prends les cœurs en otage
J’ai pas digérer du tout, l’humiliation est dans mon œsophage
Les émotions humaines passées au décodage
Pour vous les individus ne sont bons que s’il sont bon au clonage

Besoin d’un échafaudage ils m’ont presque détruit
Alors oui je suis à terre, sous un puzzle de débris
Et si je recherche le silence et le répit
C’est parceque ma seule musique d’ambiance c’est leur mépris

Les étiquettes humaines produits pour logiciels
Dans ce pays ou les dealers de drogues sont officiels
Ils touchent un pactole ils sont hors de danger
Signer leur protocoles ? Je préfère que mes mains soient tranchées

Pression dans la trachée c’est a peine si je respire
J’ai l’impression d’être dans les tranchées de l’esprit que mon temps expire
Le pire, c’est qu’ils m’ont cramé les ailes au décollage
C’est pas de la médecine du tout non ça c’est du bricolage

Les combattre jusqu’à la démence c’est plus fort que moi
Corps et âme, au prochain drame je serais mort deux fois
Un jour mon ciel est triste un jour mon ciel est beau
Pour vous c’est de la bipolarité pour moi de la météo

Je vis de mes orages j’en tire mon inspiration
Et si tu me la coupe s’il te plait coupe avec ma respiration
Car j’aimerais tant éclairer, mais aujourd’hui je m’éteint
Et toutes si toutes tes idées sont si noires c’est peut-être que je déteint

Dois-je attendre de mes ennemis qu’ils me délivrent ?
J’ai trop bu leurs belles paroles et je crois que je suis ivre
Une à une mes plaies s’ouvrent je suis à la limite de vivre
Je ne vois plus la lumière mais je continue à la suivre

La plus grosse accusation de tous les temps
Peut être qu’un jour ils m’auront mais je ne sais pas où et je ne sais pas quand
Des explosifs dans les conscience mieux que des militants
Face aux nazi de l’esprit, je pense donc je suis résistant

Le même qu’a mes débuts j’ai juste changer de casquette
Hier j’étais un rébus et ils veulent faire de moi un casse-tête ?
Ce ne sont pas vos diagnostiques qui vont me résoudre
Essayes de faire du chantage à mon âme, c’est une vraie sourde

L’esclavage, ils l’ont modifié
Hippocrate, ils l’ont momifié
Arme automatique, vengeance à nourrir
Place publique, psychiatrie doit mourir

 

2/ La maladie est mon crime

Dans ma tête deux camps veulent s’anéantir
La pression sociale tout autour ne fait que grandir
Et même le meilleur scénario de tous s’annonce est de pire en pire
Pris dans le piège du mieux vivre c’est mieux mentir

Je passe ma vie dans un tribunal
Car sans cesse jugé, moins compris qu’un animal
Je suis chaque jour condamné, les juges trouvent ça normal
Parfois même taire c’est déjà faire du mal

Coupable idéal, le jugement s’imprime
Ne crie pas au scandale la maladie est mon seul crime
J’aimerais me défendre, mes avocats poussés au suicide
Et moi qui n’ai que cinq minutes de pensées lucides

Peu importe s’ils ont tort, je ne peux pas donner mon avis
Je suis condamné à mort et je suis condamné à vie
Je suis croyant de l’homme on me traite comme le pire athée
Les dés sont pipés, la sentence est piratée

Vos circonstance atténuantes sont de belles inventions
Vous ne souffrez pas, vous voulez attirer l’attention
Cette intention de trompée qui est la vôtre
Dorénavant je vous ordonne d’être comme les autres

A bout de force et tremblant jusqu’a la mort faire semblant
Avec leurs jugements gravé dans ma tête comme des implantes
Tu seras poussé jusqu’aux drames dans cette compétition
Compétition entre les hommes ? Je demande ma démission

Pourquoi est-ce tous ces gens m’inventent des missions ?
C’est du théâtre, chaque jour la même répétition
Un ouragan de contraintes pour te faire courir
Et tu implore a ton visage de dessiner un sourire

Moins faire pour donner moins d’indications
Car chacun de mes gestes ressemble à une abdication
Je ne veux pas faire de mal aux gens que j’aime
Alors leurs questions et mes réponses sont toujours les mêmes

Prisonniers dans le rôle que voici
Mon déguisement c’est vos regards qui l’ont choisi
Comme j’ai vu l’immense foule se rapprocher
J’ai tout avouer sans rien avoir à me reprocher

Plus la force de me battre contre les humeurs, les rumeurs
Qui se propagent autour de moi comme une tumeur
Tu demandes aux autres de te comprendre
Cela ne fait qu’augmenter ta liste de comptes à rendre

Je n’ai que le silence pour entendre
Tout ce que mon innocence n’a pas pu m’apprendre
Toute cette horreur a démystifier
Comme un voleur t’es identifié

C’est toujours l’heure de se justifier
Suis ton cœur il faut juste t’y fier
Continuer sans moi d’être fort
J’ai arrêté le film mais il me semble que je vis encore

J’ai pris tellement de coups, ma volonté commence à s’user
Je resterais debout pour refuser le banc des accusés

3/ Ma mort

La lumière se fait rare, la maladie n’a pas de pitié
Elle va briser tous mes amours toutes mes amitiés
Si vous saviez, j’ai tellement peur de vous quitter
De ne plus être pour vous qu’une antiquité

Alors on parlera de moi au passé
Puis l’image de moi vivant dans les esprits va s’effacer
Je vais hurler mais pas être pris au sérieux
Ce ne sont que des humains pourquoi leur dire de faire mieux

La souffrance invisible fait le vide autour
Ils n’y aura plus que les profiteurs m’encerclant comme des vautours
Y aura aucun billet de retour
Ni de révision de jugement, de dernier recours

On va me placé dans un endroit qui est fait pour souffrir
Je demanderai l’impossible mais mon cœur ne pourra plus s’ouvrir
Et je cracherai sur cette vie tellement éloignée de la vôtre
La chimie aura ma peau elle va faire de moi quelqu’un d’autre

Sous le poids de la vie je vais craquer ils vont me repérer
Et même les âmes les plus proches de moi me conseilleront de coopérer
Un jour je refuserai d’avaler mes cachets
Je vais hurler que se sont des monstres et ils vont m’attacher

Poussé dans mes retranchements
J’essayerai de me suicider avec des branchements
On ne deviens pas fou si vite, étrangement
Vous pouvez désormais me finir mais s’il vous plait allez y franchement

Chaque jour recommenceront mes crises et
Il faudra de plus en plus de poison pour me maîtriser
Il faudra de nouveau protocoles a appliquer
Et même mon père face à eux finira par abdiquer

Plus profondément dans ma démence
J’aurais une pensée pour mes ancêtres et leur courage immense
Je rassemblerait mes dernières finances
Pour appeler un avocat qui n’aura qu’une réponse le silence

C’était ma dernière chance qui n’était même pas nécessaire
Je serais tellement drogué que je vais finir par me laisser faire
Sans raison, ils m’attacheront a mon lit
Ils savent bien qu’avec leur cocktails je ne sais que dire oui

Tremblant dans la nuit a angoisser dans le noir
Je vais commencer a perdre ma vue et a vomir mes repas du soir
Vide et coupé de mes envies
Un paysages d’enfer tous ces monstres m’obligent a la vie

Les calmants dans mes veines introduits
Je ne suis plus qu’une étiquette, je ne suis plus qu’un produit
Chaque semaine la visite des psys
Derrière leur hypocrisie moins humaine que mon épilepsies

Des chocs qui deviennent de plus en plus fréquent
Je m’inquiète car les soignant me manipulent avec des gants
Deux plaies mal refermés, une négligence insensée
Ils parlent de septicémie, d’infection avancée

Crucifié comme un christ dans sa passion
Lorsqu’on j’ai entendu le mot d’opération
Plus possible de penser ce que l’angoisse à terrasser
Ils m’ont fait trois injection mais ça n’est toujours pas passé

28 mai, dernière crise d’une violence rare
Et cette fois ci les soins sont venu trop tard
Transférer aux urgences tenu au monde par des câbles
Les médecins estiment que 40% de mon cerveau n’est pas récupérable

Mon père arrive dans ma chambre, j’ai le regard vers le sol
J’aimerais ouvrir la bouche, j’ai perdu la parole
Et j’ai entendu dire que j’allais m’en sortir
Les mauvaises nouvelles sont dures, les bonnes sont encore pire

Lundi j’ai perdu connaissance et mes sens pour la plupart
Ils m’ont débranché lundi mais lundi de 6 ans plus tard

4/ Vivre en deuxième

Je suis comme vous à la base
Pas à ma place, j’avance dans l’impasse
Je ne parle pas la maladie parle à ma place
J’aimerais m’échapper, mon corps c’est Alcatraz

Poussé à être un autre, un autre que je déteste
Finalement, je ne suis vraiment moi-même que dans mes textes
La feuille et le stylo mon meilleur contexte
Pour le reste, la vie n’est juste qu’un prétexte

Le bord de la feuille, le bord du précipice
Tues cent fois l’homme tu ne toucheras pas à l’artiste
Chaque jour la mort et la terreur m’assistent
Et je fais le tour de moi-même sur la même piste

Je cours à ma recherche, me retrouver
J’existe comme si l’existence était à prouver
Les cartouches d’encre j’en viderai des litres
Je vise au cœur de mes peurs je ne suis pas tireur d’Elite

J’échappe au réel et je ne vis que pour écrire
Je dépose le poids des mots donc chaque texte me fait maigrir
Tout mon poids est sur la feuille, je suis un anorexique
Tous mes textes étalés sur le sol, c’est la superficie du Mexique

Alors j’écris sans m’arrêter
Peut être que j’écris pour être ou peut-être pour avoir été
J’écris pour naitre, pour mourir par les lettres
Pour ne pas faire disparaitre les dessous de nos tristes paraitre

J’écris pour m’absenter de la maladie
J’écris pour l’enfer, j’écris pour l’interdit
Tout ce que tu pensais et que tu n’a pas dit
Et j’écris aussi les discours officiels du paradis

J’en ai passé des insomnies à errer
A écrire mille espoirs sans pouvoir moi-même espérer
J’écris tout mon amour et même porté à l’invisible
Et j’écris le chemin du retour l’indivisible

Jusqu’au fond de mes crises
J’ai écrit en tremblant en perdant la maitrise
J’ai écrit et même après la nostalgie
J’ai écrit pour un autre et c’est de moi qu’il s’agit

J’ai écrit au milieu de mes larmes
Sirène d’alarme c’est soit la plume soit la lame
Alors j’ai pris toutes les munitions de l’âme
J’ai écrit contre moi, j’ai retourné l’arme

5/ L’enfer du décor

Chaque jour une nouvelle épreuve
Si le paradis est sur terre j’en veux des preuves
Les problèmes me saisissent comme une pieuvre
Si ma vie est une tragédie c’est forcément un chef d’œuvre

Aller dans un mur ça s’appelle aussi avancer
L’existence, un jeu que j’aimerai recommencer
J’aimerais prévenir Dieu que les dés sont lancés
Car j’aimerais savoir ou aller par où commencer

Je ne vis que dans le souffre et le souffrir
J’ai les clés d’un bonheur qui ne veut pas s’ouvrir
J’ai toutes les cartes en main mais c’est pas a mon tour de jouer
Et j’ai dû rendre ma chance que je n’avais que louer

J’aimerais aller plus vite que mes doutes
Car la marche arrière est impossible sur cet autoroute
J’accélère aux tournant pour aller vite vers la fin
Mais je ne sais me servir ni du volant ni des freins

Chaque tsunami, chaque jour mon vase déborde
Mon équipage n’y croit plus, n’obéit plus à mes ordres
Personne ne se doute de rien il n’y a que moi qui panique
Bienvenu en croisière de luxe sur un Titanic

J’ai contre moi toutes les statistiques
Je n’ai qu’un espoir il est artistique
Mieux qu’un stylo et qu’une feuille ? Rien d’analogique
Rien d’autre pour faire le deuil de mes atteintes à la logique

Dans le désordre chronologique, j’attends ma naissance
Ma mort est déjà passée j’ai déjà donné tort à mes sens
Je pars en vacance, je laisse en plan mon existence
Et je laisser continuer ma vie en mon absence

Loin de cette chaire-là la ou mon âme m’a guidée
Mon corps veut pas me quitter il ne veut pas m’acquitter
J’ai de moins en moins la position pour décider
Alors je reste fixe aussi fixe que mes idées

La mort me reprendra quand j’aurai assez joué
Ma dernière heure, une plage horaire pour échouer
J’ai co-ecrit cet acte et j’ai co-écrit les suivants
Je suis le premier spectateur de mon spectacle vivant

Plus j’avance, moins le monde m’intéresse
Je suis essoufflé de cette apnée terrestre
Tu ne vas pas me sauver mais tu m’aura entendu
Car ce n’est pas une main mais un micro que tu m’a tendu

6/ Papillon

Aujourd’hui il n’y a plus rien mis à part être
Je n’aurais pas été celui qui misa paraitre
C’est six fois dans l’heure que je retourne ma conscience
Et s’évapore de mes pensées la consistance des circonstances

J’apprivoise le bon sens car j’ignore tout de cette grande science
Je rattrape le silence, je rattrape tout ce que la vie lance
Chaque jour est le laboratoire d’un nouveau test
Chaque jour un nouveau test pour mon honneur qui proteste

Surement un artiste mais en tout cas pas un homme
Alors met moi plutôt dans un cercueil que dans une norme
Errant et différent et puis sous pression énorme
Alors oui je touche le fond même quand je ne touche qu’a la forme

L’horreur et son battement, je danse à son rythme
Le retour de flamme annonce comme météo une météorite
Une course contre mes démons, chaque jour une répétition
Chaque jour j’essaye d’échapper à cette **** de compétition

Je suis pris dans l’illusion qu’elle existe
Ramené par la violente, réalité correctrice
Dans le noir, immobiles paupières inferieures
Abonné à cette drogue dure qui s’appelle combat intérieur

J’essaye de m’échapper je ne suis pas en surnombre
Toutes les idées sont noires parceque toute les ombres sont sombres
Mes paroles et leur écho ça tourne en rond, ça me décentre
Monte dans le délire de l’ego, il est si difficile à descendre

Je me cherche comme un drone son impact
Je cherche moins à reprendre le contrôle que le contact
Chaque jour un rébus sans fin ni début
Et même si je revenais un jour à moi, je ne me reconnaîtrais plus

Je lève les yeux, pas pour le ciel mais pour la surface
Et puis je cours dans tous les sens parce que le surplace me surpasse
Je reste en vie parce que la mort ne laisse aucun trace
Quand l’anonymat reprends ces droits, tu reprends ta place

J’en ai perdu le courage d’être sans complexes
Je ne signe plus les accords que me tendent les exigences des contexte
J’aime n’aime me prendre la tête que sur les accent circonflexe
Alors je fuis par les cours répits et par les longs textes

Mes ennemis arrivent de beaucoup plus loin que prévu
Alors ne me souhaite pas une longue vie mais souhaite une longue vue
Aujourd’hui je relève la tête, demain je baisse pavillon
Mes ailes me donnent le génie et l’espérance de vie d’un papillon

8/ Signature

J’suis pas à la hauteur de la normale
Je cherche un paquet cadeau quand mon cœur s’emballe
J’écris a deux doigts de célébrer ma mort cérébrale
J’écris à deux doigts de la folie, à deux doigts du Graal

La psychiatrie n’aura pas mon âme mais elle aura ma peau
J’ai déjà payé si cher, la souffrance est un impôt
J’ai la rage contre un espoir qui veut me faire nier
Profite bien de celui-là, on me dit que c’est le dernier

Je suis un pompier dans les flammes du pressentis
C’est un pas une encéphale que j’ai c’est un incendie
Parfois je brûle d’envie, je suis Pyromane innocent
J’appuie sur le déclencheur qui fait passer de la ligne au sang

L’écriture c’est puissant, le cosmos en miniature
Pacte avec les démons, je suis au bord de la signature
C’est in-extremis qu’on m’a accordé un doute
Mon ange gardien m’a tellement sauvé la vie qu’il est en burn-out

Seules les pressions sont bonne à mes expressions
Le stylo rouge, mon meilleur moyen de dépression
Pour les scarifications, aucune lame il suffit des questions
Sans ma dose d’illusion la réalité devient répression

Je suis né pour faire trembler pas pour faire carrière
La folie pour la manier, je ne suis pas né pour les manières
Peu à peu tombent toutes les limites et toutes les barrières
Je comprends de moins en moins l’inventeur de la marche arrière

7/ Seul combat

Du désespoir en quantité
Broyant du noir perdant l’identité
Dans le miroir tu te demandes qui t’es
Il ne cesse de pleuvoir dans ce jeu que t’aimerais tant quitter

Et tu vois un à un tes camarades disparaître
Des sales histoires chaque année moi j’en vois au moins dix par être
Tu fonces vers l’ennemi et le temps qui t’es compté s’arrête
En première ligne impossible d’être caché derrière un paraître

A découvert faudra faire sans gilet par balles
Les jugements droit au cœur et d’une précision infernale
Sous la pression de la foule dans le cauchemar d’être anormal
Que dire des gens qui disent que pour faire bien faut se faire mal

Dans les tranchées de la souffrance invisible
Il ont oublier l’homme qu’il y avait derrière la cible
Et toi tu t’obstine pour des signes pour l’inaccessible
Pour le tiers d’une compréhension, une prière à l’impossible

Aucun contrôle sur l’apesanteur de nos chutes
Y’aura pas d’heure pour les légions d’honneur de nos luttes
Ceux qui dans les décombres dans les dégâts qui ont tenu
Auront l’anonymat et la tombe du soldat inconnu

Pas adapté, j’aimerais capter vos longueurs d’ondes
J’avou de plus en plus qu’a chaque seconde il m’échappe ce monde
Dans le miroir j’ai cru voir un ennemi a ma taille
Elle sera pas dans les livres d’histoire cette énième bataille

C’est moi qui les fait et moi qui censure les lois
Beaucoup trop de pourtant et beaucoup trop de pourquoi
J’ai ré-ouvert mes plaies, j’ai du sang sur les doigts
Dégoût, tous les coups que je rends sont pour moi

Seulement face a toi, seul face a ta glace
Toi qui va mal finir t’aimerais pas être a sa place
Un jour tu changes d’adresse mais pas d’impasse
Les questions restent, les années passent

Tu ne te laisses aucune chance, pas très Coubertin
C’est pas une triste ambiance, c’est pas le silence putain c’est Verdun
Le plus souvent je ne ma rate pas, le plus souvent je m’atteint
Je repousse tous les assauts que j’ai lancé du soir au matin

Je me prends à parti quand je suis isolé
Je ne peux faire plusieurs guerres a la fois, je suis désolé
Je parle a mon ego, écho pour me faire entendre
Dis aux ennemis dans mon dos qu’il vont finalement attendre

Mes sentences sont lourdes, mes sentences sont sourdes
J’aimerais me faire la paix, j’aimerais faire appel
Les effort passé du condamné, le juge est perdu dans ces doutes
Et plus le verdict se rapproche plus sa mémoire est courte

Comprenez-vous ce combat face à moi-même ?
Comprenez-vous que je repousse cette vie, c’est un autre qui la mène
Quand la pression monte, je ne sais que me descendre
Mon avocat m’attaque, il est payé pour me défendre

Plutôt mourir que de me prostituer
Que se retourner contre soit pour répondre à ” qui tuer ? ”
Parfois se reconstruire, parfois se reconstituer
Le moi est si dur à situer si destitué

Garde de mon âme plutôt que garde du corps
Pour une harmonie aussi simple que les trois notes d’un accord
Savoir où tu vas mais savoir qui tu es d’abord
Sous les pressions qui t’enlèvent jusqu’à l’impression d’être a bord

J’en veux au réel, j’en veux aux circonstances
Parfois a chaque décibels que génère une existence
Je me suis éloigné, «je “a perdu son sens
Alors quand je travaille sur moi je fais du travail a distance

Sortir de l’innocence c’était pas prédit
Des fautes sur la conscience tellement lourdes que je les paye a crédit
Échappe toi d’être normal et d’être maladie
Si dans leur désir tu te perds échappe toi-même de leur paradis

 

 

 

 

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