Aphorismes à la frontière

Extrait de mes pensées en musique :
https://www.youtube.com/watch?v=B46hevD5Wy8



1- Le couple est une co-errance.
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2- Aucun ascenseur imaginable pour une colère qui monte si vite
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3- Si tu essayes de me chercher de part et d’autre, tu ne me trouve pas.
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4- Arrêté en état d’ivresse, il me confirme que l’agent ne fait pas le bonheur.
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5- Pour tout vous avouer j’ai été révolté que cette situation ne soit pas assez révoltante pour faire de moi un révolté que je suis tout de même devenu, en tout cas assez pour faire de cette situation non révoltante une situation révoltante car cette situation n’était pas assez révoltante pour faire de moi un révolté mais j’ai été assez révolté pour faire de cette situation non révoltante une situation révoltante. Et puis, révolté, j’ai changé de révolte. Je suis devenu révolté de la situation précédente. Je suis devenu révolté par ces situations qui sont révoltantes plus par la révolte du révolté que par la situation elle-même. C’est moins la situation que la révolte du révolté qui fait la situation révoltante.
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6- La femme est l’avenir de l’homme à femmes.
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7- Prendre son courage à deux mains afin de rendre son coup de rage à demain.
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8- Le ridicule est déjà bien entamé. Veux-tu que je le finisse ou bien faut-il que je t’en laisse un bout?
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9- Le panorama est magnifique puisque la vue donne sur ce qu’il te reste.
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10- Deux erreurs importantes : demander à la vérité d’avoir de l’imagination et demander à l’imagination d’avoir la vérité.
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11- Eviter le quadrillage des feuilles blanches de peur qu’écrire droit ne devienne trop important par rapport à écrire juste.
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12- « J’aime faire des multiplications » phrase impossible. Quand on aime on ne compte pas.
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13- Avancer c’est avancer; reculer c’est prendre de l’élan.
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14- S’il y’a bien une chose que je me reconnais volontiers, c’est l’imagination débordante. A chaque fois que je me fais des films je frôle l’Oscar.
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15 – Le rôle de la philosophie : Eclairer sans éblouir.
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16- Je suis le médiateur impuissant de mes luttes intérieures. Les deux camps s’affrontent et on sait très bien que c’est toujours de la faute de l’arbitre lorsqu’il y a un perdant.
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17- « ruine-à-venir » implore; tempête ignore.
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18- Elucidaire : Se dit d’un mystère qu’il serait suicidaire d’élucider.
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19- Ce qu’un chien fait à son os, je le fais à mon doute.
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20- Les monuments songent  {Les mots nus : Mensonge!}
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21- L’étrange est liqueur de boue { L’Etre angélique, cœur debout }
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22- Nous qui brillons d’élans, dès l’embryon.
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23- Reculer sans prendre du recul : deux erreurs dans un seul mouvement.
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24- Martyr impraticable, souffrance reportée.
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25- Mourant qui se tait, mourant qui partait. Mourant qui se plaint, mourant qui va bien.
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26- « Taré alité » c’est ma réalité.
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27- Indestructible, mais plus on l’écrase plus on s’élève. L’égo est à la fois notre ressort et notre sort.
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27- Les vies dansent, c’est évident !
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28- Ce n’est pas parce-que ceux qui ont dit la vérité ont été traités comme des fous qu’il faut te rendre à l’hôpital psychiatrique le plus proche d’un pas orgueilleux.
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29- La lumière s’est éteinte d’autant plus vite qu’elle a brillé fort.
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30- Il est rare que l’Homme tombe dans un piège. La plupart du temps il s’y réfugie.
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31- Armes sans cible : s’abstenir.
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32- Je peux me passer d’écrire comme je peux me passer de respirer – quelques secondes.
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33- Le souffrant et son entourage se cognent chacun à leurs limites respectives en s’écriant «  J’ai mal » à l’autre. C’est le début d’un satané match de ping-pong opposant deux futurs perdants.
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34- Plus on essaye de bien faire moins on fait bien.
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35- Cette tour disparait sans remord. Cette mort apparait sans retour.
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36- Parce que ça n’est pas leur soustraire que de savourer par les autres.
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37- Le raccourci vaut le détour.
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38- L’important c’est de ne pas survivre à sa lucidité.
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39- Les armes face à la souffrance. Celui qui les collectionne et celui qui sait s’en servir ne sont pas forcément une seule et même personne. Pour preuve : J’ai beau me donner un mal fou à les entretenir, me renseigner sur leurs spécificités techniques et apprendre par cœur leurs modes d’emploi, rares sont les fois où je ne me tire pas une balle dans le pied.
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40- Faute de diagnostic médical posé, je ne pourrais être reconnu comme mourant de mon vivant.
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41- L’interminable combat entre «  Je suis » et « Je souffre ». Ne sont vivables que les moments où  « Je suis » l’emporte.
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42- En médecine on dit : « Votre espérance de vie. »
En religion on dit : « Votre espérance ? Deux vies ! »
En 2017 on dit : « Votre espérance ? Devis ! »
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43- Ce sauveteur passe ses journées à chercher par quelle impuissance il justifiera le fait qu’il n’a pas pu sauver sa prochaine victime.
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44- Lors d’un combat pour nos convictions, le doute est le seul risque à ne pas prendre.
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45- Il m’est arrivé de refuser d’avoir raison sous prétexte qu’un imbécile était d’accord avec moi.
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46- Liberté d’expression : « je t’autorise à dire tout ce que je veux entendre ».
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47- N’oublie pas que ce qui te ronge risque aussi de t’aiguiser – le temps d’un miracle.
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48- La verticalité n’est pas une affaire de droits d’hauteur.
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49- Continue d’échouer car la réussite c’est l’échec de trop.
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50- Aucune pauvreté ne va t’assurer que le combat de l’être face à l’avoir est gagné. Ce n’est pas parce que tu n’as rien que tu n’es pas moins que rien.
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51- Dieu est un insensible, car Dieu est un (sans cible).
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52- Celui-là était manifestement beaucoup trop tête en l’air pour pouvoir jouer la politique de l’autruche.
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53- Plus l’attente est longue, plus le bourreau est répugnant.
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54- Votre enfant n’est pas bien élevé mais il n’est pas mal élevé non plus. Il n’est pas élevé du tout ! Et comme vous ne lui offrez aucune élévation, il se rabaisse à utiliser des échasses ridicules afin de prendre de la hauteur artificielle.
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55- Impossible de départager ces deux mathématiciens tant ils sont équidistants de l’inutilité.
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56- Ecrire c’est « tirer vers cible » ; écrire c’est irréversible.
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57- Le temps que tu passes à faire reconnaître que tu as progressé tu ne le passes pas à progresser.
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58- Les crimes tuent les commentaires { Les cris me tuent ; l’écho m’enterre }.
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59- Le génie c’est la dextérité du courage.
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60- Maladroit – Mâle adroit – Malade Roi… Un peu des trois ?
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61- Ce risque inutile a été tout naturellement gratifié d’une conséquence désastreuse.
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62- Diabétique d’une vie sucrée par des diables éthiques.
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63- Si je plonge dans de telles pensées, je ne pourrais certainement plus jamais revenir à la surface des mots pour vous en dire quelque chose.
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64- « A l’oraison, tu mens tant ! »  {Allo raison, tu m’entends ? }.
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65- Vie absurde : pléonasme.
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66- « J’attends la femme qui viendra me faire mentir » (et moi je n’ai ni besoin d’attendre ni besoin de femme pour mentir).
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67- J’ai peut-être frôlé la mort mais tous les frères et sœurs que je n’ai pas eu, eux, ont frôlé la vie.
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68- Pour aller nulle part il ne faut pas faire n’importe quoi car si je vais n’importe où et que j’y vais n’importe comment, j’ai toutes les chances d’arriver quelque part.
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69- La révolution est électrique ; l’art est Volt  { La révolte }.
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70- Éprise d’un lâche pour un lâcher prise.
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71- Lorsque l’inédit l’acquittait { Lorsque l’inné dit ; l’acquis tait }
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72- « J’ai échoué de mon mieux » Finalement pardonné.
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73- Le génie c’est celui qui est capable de nous prouver que le hasard se trompe.
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74- A chaque fois que tu t’es fabriqué une arme, tu as créé un adversaire inutile. Il n’y a plus de combat à gagner, il y a une habitude à perdre.
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75- « Les gens parlent sans cesse la bouche pleine et j’en veux pour preuve ce grand bavard qui est à mille lieux d’être un anorexique.»
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76- Pour éviter des drames attisés par la tension, dédramatiser par l’attention.
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77- Les pages de mon histoire possèdent de si grandes marges d’erreurs qu’au moindre alinéa mon stylo se retrouve hors du papier pour écrire.
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78- La poétique sans la peau éthique.
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79- Ils vous forceront – par l’intermédiaire de votre plein gré – à souffrir d’une récompense grotesque. Ils iront peut-être même jusqu’à vous faire croire que votre tragédie est mirobolante.
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80- Si mes mots sont assez légers pour tenir à la surface de la feuille, c’est qu’il y a une partie du poids que je ne peux transmettre au papier et que je dois porter en moi sans avoir la possibilité d’en faire quoique ce soit.
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81- L’esprit qui s’arrête sur un bon souvenir et qui n’a plus le courage d’aller jusqu’à la nostalgie…
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82- Extenué par cette course contre la montre, je n’étais plus en mesure d’offrir du souffle à mes bougies. Le temps s’est alors arrêté et les années n’ont plus défilées.
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83- Envies, amis, avis : le mâle nu trie.
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84- Il avait confondu l’ordonnance et la liste des cadeaux de Noël ; la guérison était proche.
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85- Dit vert, l’écolo nie les colonies d’hiver.
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86- Un mouvement de pensées qui n’arrive pas à atteindre les mots. L’erreur consiste à faire descendre le mouvement de pensées vers les mots au lieu de faire monter les mots vers le mouvement de pensées.
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87- « C’est aberrant à quel point cet abbé rend l’âme et la monnaie ! ».
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88- Des mythomanies { Des mythes aux manies }.
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89- Lorsque la vérité te poursuit et que tu cours te réfugier dans les jupes de la rhétorique.
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90- Si tu le comprends avant de le gifler, il y a de bonnes chances pour que tu ne le gifles pas. C’est pour cette raison que je me méfie de ceux capables de comprendre tout le monde, en  général c’est parce qu’ils ne savent gifler personne.
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91- Etre régulièrement reconduit à la frontière… du réel.
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92- On s’épuise à distancer notre malheur si bien qu’on meurt de notre fatigue au lieu de mourir de notre malheur.
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93- Mon œuvre cerne les coupables : elle brandit les preuves gênantes comme une pieuvre géante.
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94- Les imbéciles savent que la mort a toutes les armes pour se défendre mais les imbéciles n’ont pas les armes pour ne pas l’attaquer.
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95- « Je suis d’accord tu as refusé un attentat à moitié prix, mais cela ne fait pas de toi un kamikaze honnête ».
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96- Il faut traverser une tempête pour savoir de quel vent elle est faite.
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97- Dans des moments de désespoir total, il m’arrive de refuser d’être à la portée d’un miracle.
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98- J’aimerais sauter du haut de mon égo et tomber dans l’anonymat (si je redoute le saut c’est peut être que de cette hauteur j’ai peur de me faire mal). Chaque jour descendre pour – au moment  voulu – ne pas tomber de haut.
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99- Quelles tranches de vie pour rassasier une pensée qui ne veut pas nourrir de fin ?
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100- Je suis solitaire dans la mesure où je préfère ouvrir ma porte intérieure à l’universalité plutôt que d’ouvrir celle de ma chambre à un donneur de leçons.
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101- Ma situation est tellement désespérée qu’il avoue n’avoir plus aucun déguisement social à me vendre. Ça tombe bien, je n’ai plus à lui en acheter.
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102- Mal et diction : Le diable s’exprime juste assez haut pour qu’on l’entende, juste assez bas pour ne pas réveiller une méfiance.
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103- Tu n’arrives pas si haut lorsque tu es premier. Même la première marche d’un podium est à quelques centimètres du sol.
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104- Incapable de faire face à un succès inattendu : « Je me suis pris les pieds dans mon enthousiasme ».
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105- L’écriture face aux doutes c’est comme une lame qui tranche alors chaque soir j’attaque mes idées noires à l’arme blanche.
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106- Leurre du choix.
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107- Le présent est à l’homme ce que le futur est à la mémoire.
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108- L’ignorant survit moins par les mauvaises réponses qu’il donne que par les bonnes questions qu’il ne pose pas.
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109- Vous n’auriez jamais dû lire ce que je n’aurais jamais dû écrire. Par quel miracle ma paresse n’a-t-elle pas rencontré votre indifférence à cet instant précis ?
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110- La nuit est toujours plus blanche que la feuille.
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111- Tout comme le suicidaire ou le fou, le sage recherche son extrémité. L’équilibre c’est l’extrémité vers le centre ; la moins atteignable de toutes…
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112- «  Je sais tout » et brusquement… il a perdu connaissance.
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113- L’objectif n’est pas assez motivant, c’est l’obstacle qui crée la volonté.
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114- L’art est mission : dépêchez-vous !  { La rémission des péchés : vous ! }
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115- Si tu t’arrêtes à ses lignes visibles et que tu ne portes pas ton regard jusque-là où je veux en venir,  tu risques de loucher pendant un bon quart d’heure sans pour autant me comprendre !
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116- A chaque prison sa liberté. Chaque liberté débouche sur une prison plus grande que la prison de la liberté précédente. Les prisons ainsi de plus en plus grandes ressemblent de moins en moins à des prisons et de plus en plus à des libertés et ce jusqu’à épuisement des prisons et liberté totale.
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117- Ceux qui m’écrivent pour me rassurer, ne savent ni rassurer ni écrire.
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118- Une chute sur une surface si dure qu’elle ne te permet aucun rebond.
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119- Tous nos problèmes se coupent, seules les médecines parallèles sont valables.
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120- Que faire du soutien d’un magnanime à court d’euphémisme ?
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121- Avant tout, les Hommes de second ordre « ont ». Avant tout, les Hommes de premier ordre « sont ».
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122- Celui qui refuse de perdre, celui qui refuse de gagner, c’est celui qui refuse les règles du « je ».
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123- « Il fut transporté de l’enthousiasme jusqu’à la tombe avec succès ! ».
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124- Une météorite qui refuserait de s’écraser sur moi sous prétexte qu’il me reste un supplice à vivre.
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125- Va jusqu’au bout de ce que tu penses de moi ; ne t’arrête pas à ce que j’ai envie d’entendre.
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126- Reste ivre à ces freins qui projettent le risque.
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127- Moi et l’humilité formons un couple qui se déchire et se réconcilie comme si de rien n’était. Pour chacun, c’est toujours l’autre qui est infidèle.
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128- L’instinct contente l’intestin du destin.
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129- Le temps me brutalise jusqu’à m’empêcher d’hésiter et il devient alors trop tard pour faire des choix qui ne soient pas des erreurs…
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130- La nuit est blanche, je n’arrive pas à l’éteindre. Les idées sont noires, je n’arrive pas à les teindre.
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131- Les résultats encourageants de sa grève de la faim : il a pris 12 kilos en 4 jours.
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132- La muse est l’âme usée.
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133- Trois étapes pour l’artiste : suivre l’inspiration, être l’inspiration, expirer.  Inspirer avant et/ou après avoir expiré. Inspirer avant d’expirer avant d’inspirer. Si je peux inspirer vivant, je peux aussi inspirer mort, alors que j’ai expiré. Et si j’expire aujourd’hui, je peux encore être une source d’inspiration pour quelqu’un qui par la suite inspirera quelqu’un d’autre et qui expirera à son tour. C’est tout l’art de cette respiration qui ne meurt jamais.
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134- Mon écriture est une transfusion imparfaite, la feuille gagne moins que je ne perds.
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135- Respire pour le coma des mortels.
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136- En tête : Les cris durent ; En quête : L’écriture ;  En miette : L’esprit pur.
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137- «  Ohhh chérie !! Avec l’espérance de vie qu’ils t’ont donnée tu n’auras peut-être même pas le temps de finir la vaisselle ! ».
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138- « Lui, il n’a rien compris à la vie.»
« Vous, vous n’avez rien compris à la sienne. »
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139- Le talent se compose, le génie s’impose.
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140- L’Artiste devenu une araignée sur la toile du net qui attend ses proies consommatrices avec un unique objectif en tête. Mais alors ça n’est plus de l’art, c’est du business et l’art est soumis. L’araignée dansa sous mission { L’art est nié dans sa soumission }.
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141- D’air à page.
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142- Quel prisonnier pourrait accepter une chute libre ?
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143-  Les pièges que je me tends sont si efficaces que même mon pire ennemi n’aurait imaginé une pareille réussite dans ses rêves les plus fous. Le voilà qui accourt pour me demander conseil.
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144- « Accepte une humiliation que si elle est un bon carburant pour la pensée » dixit un philosophe qui voulait faire long feu.
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145- De quelle sorte de nudité souffririons-nous si nous devions nous déshabiller de nos corps ?
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146- J’écris comme un airbag se déclenche ; j’obéis aux ordres de l’accident en cours …
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147- Rien ne pourra jamais être retourné de ce moment et ce malgré les mots, malgré les artistes …
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148- « J’attendais des montagnes à gravir, tu m’as offert des plaines à errer. »
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149- Le déguisement social aboutit forcément à la schizophrénie de l’individu (mais ça n’est pas en te divisant que tu vas mieux te régner).
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150- D’une prison ouverte l’évasion nous paraît futile car c’est lorsque la porte de la prison se ferme que la conscience de la prison se fait.
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151- Si tu passes d’une extrémité à l’autre à la vitesse de la lumière, c’est un frein d’une précision aberrante qu’il te faudra pour t’arrêter exactement au milieu, à ton point d’équilibre.
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152- Regarde les choses en face, exactement en face, impitoyablement en face.
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153- « La nuit tombe sur les autres mais jamais sur moi » Dixit l’insomniaque.
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154- Les antidépresseurs qui fonctionnent surtout sur ceux qui ne sont plus là pour dire qu’ils fonctionnent.
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155- La forme est un double fond.
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156- Méfie-toi de tes acquis car lors d’un tsunami plus personne ne sait nager.
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157- Journée porte ouverte dans une maison close.
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158- Quelle différence y a-t-il entre l’apocalypse et le premier jour des soldes ? Aucune. ___________

159- Le schizophrène n’a pas besoin du soleil pour avoir peur de son nombre.
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160- Le premier à dire que penser tue mais qui n’en pense pas moins …
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161- A proprement parler il est impossible de tomber de haut. On ne tombe que de la hauteur de nos illusions.
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162- Se tirer une balle dans la tête la fleur au fusil.
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163- Je te parle des branches du pouvoir pendant nos nuits blanches d’humour noir.
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164- Le virage de la relation amoureuse : soit ça tourne mal, soit ça tourne en rond. Dans tous les cas ça tourne.
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165- Ma rencontre avec l’écriture est un accident au carrefour de la vie, un tête-à-queue sans queue ni tête.
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166- La vague permet l’équilibre et le déséquilibre du navire.
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167- N’ayant rien à défendre, je suis inattaquable.
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168- Mon côté artistique reprend le dessus lorsque je préfère ne rien faire plutôt qu’agir dans la limite des possibles du moment.
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169- On a accès à la nuance et on y est très sensible. Le privilège cache le danger.
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170- La vie est réductible à un aveuglement thérapeutique.
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171- Pire qu’un braquage, une consultation chez un psychologue : non seulement tu dois vider ton sac mais en plus tu dois prendre un rendez-vous et attendre pour le faire.
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172- Ce regard, rouge d’avoir trop pleuré, veut vous prévenir. L’alarme à l’œil…
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173- De cet auteur décédé je ne garde que les derniers textes : ceux qui donnent de l’autorité à son absence.
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174- Il n’a pas eu la force de commettre l’erreur fatale qu’il avait planifiée ; ce coup de fatigue lui a sauvé la vie !
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175- Trouve ton juste milieu au beau milieu de nulle part.
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176- A inscrire sur ma tombe : « Le chercheur dort ».
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177- « Petit joueur ! Si tu te caches derrière ta sagesse, je vais très vite te trouver ! ».
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178- Je ne fais que meubler une existence que je n’habite même pas.
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179- Esclave livré au bon vouloir de son libre arbitre.
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180- Par phénomène de contraste, il est indéniable que côtoyer la souffrance ou la disparition d’autrui renforce quelque chose en nous. Ainsi, je peux souffrir de n’importe quoi mais pas au milieu de n’importe qui.
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181- Etendu sur la plage : « il a pris un coup de sommeil ».
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182- Tant qu’une feuille se portera volontaire pour intercepter mes intermittences de lucidité…
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182- La mort interrompra sûrement cette récolte hâtive, cette révolte de dernière minute, là, à l’improviste. Peu importe s’ils me disent que j’ai perdu du temps bêtement; lorsqu’on sème on ne compte pas.
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184- Les déséquilibrés ne sont jamais assez humbles pour demander l’équilibre, ce qu’ils recherchent c’est le déséquilibre inverse.
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185- Tu ne peux pas répondre à un silence sans te tromper.
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186- Exister c’est déjà prendre trop de place, alors écrire…
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187- La mécréance { L’âme est créance }.
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188- Pour un philosophe insomniaque, comment passer d’un jour à l’autre sans passer par la nuit ? Atteindre le sommeil et son néant, cela relève de l’improbable puisqu’un slalom géant sans-faute entre les pensées est requis et que, dans le meilleur des cas, on s’écroule sur la question métaphysique de dernière minute.
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189- Parfaire sans en faire part.
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190- Aujourd’hui au programme : ne rien faire et laisser cette situation chaotique vaquer à son évolution …
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191- Les moulins à paroles c’était mieux à vent.
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192- Tu écris tes textes avec un compas, voilà peut-être pourquoi ça tourne en rond.
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193- Mieux vaut être moyen et n’avoir rien à perdre qu’être moins que rien et avoir tout gagné.
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194- Il ne faut pas dire « Vieux con ! », Il faut dire « Tu ne fais pas ton âge mental ».
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195- Polémiquer et en catimini { Paul est Mickey et en Cathy Minnie }
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196- Tu ne sais jouer ni aux victoires, ni aux échecs.
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197- Comme son nom ne l’indique pas, la contre-addiction est addiction.
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198- Guéris de quelque chose : L’hypocondriaque mourut avant l’homme.
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199- Ce n’est pas parce que tu penses avancer d’une addiction à une autre, que tu juges moins pire, que le phénomène addictif recule devant toi ! Au contraire, le voilà qui jubile d’avance à l’idée de savoir comment ta nouvelle lubie te fera perdre la raison. Tu deviendras tellement fou que tu t’en retourneras avec encore plus d’entrain à ton addiction précédente …
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200- Le plus grand des hommes n’est pas celui qui a vaincu le plus grand nombre de ses ennemis mais celui qui a vaincu son ennemi le plus grand.
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201- La paire : fusion.
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202- Quel meilleur moyen de « sentir » ses racines que d’en être arraché ? La douleur de l’arrachement est la réalité de la racine.
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203- Le progrès c’est avant tout le perfectionnement du déguisement des bourreaux.
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204- L’homme tourne en rond et ne va jamais à son centre ceci à cause de son ego. Mais l’ego n’est pas un cercle, l’ego c’est la loi du mouvement circulaire. On peut se retrouver au centre … par hasard, simplement parce qu’on a mal tourné.
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205- Détentes hâtives : ratées.
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206- Pour optimiser mes chances de m’endormir rapidement j’ai décidé de rabaisser mes réflexions à la tombée de la nuit. Si tout se passe comme prévu, je m’endors sur un truisme.
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207- Instrument à vent je t’accorde. Instrument à cordes je te vends.
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208- Prépare-toi à ce qu’il soit déjà trop tard pour te préparer.
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209- Il est tombé à l’eau ce projet de piano aqueux.
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210- Qui n’épargne plus rien, n’épargne plus personne.
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211- La logique veut qu’on se sépare et moi je veux qu’on se sépare de la logique.
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212- Tu n’en as moins gagné de temps à essayer d’en perdre que tu n’en a perdu à essayer d’en gagner.
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213- Pour comprendre une femme il ne faut pas prendre du recul, il faut juste beaucoup reculer.
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214- A force de tout prendre au premier degré de gré ou de force…
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215- Lit d’entités c’est la mort alitée { L’identité c’est la moralité }.
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216- Ce don de sang s’annonce compliqué puisqu’il n’a qu’un doigt donneur.
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217- Ce pirate du net me raconte ses tourments, hacker ouvert.
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218- Dragueur ou romantique ? «  C’est mes beaux coups »  ou «  S’aimer beaucoup »  ?
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219- Il a touché le fond ce qui en dit long sur sa profondeur.
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220- S’écrouler devant le combat ou bien s’écrouler devant l’adversaire ?
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221- Plus un soutien a besoin d’être crié haut moins il à besoin d’être pensé fort ?
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222- L’égal ment-il plus légalement que les autres ?
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223- De retour de ma neige { D’heureux tours de manège }
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224- Le diable se cache dans les faits secondaires.
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225- Les idées noires rendent la nuit blanche.
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226- Tremble aussi délicatement que possible devant la fragilité de ta dernière chance. ___________

227- Il n’y a-il pas rien de plus méprisable que les « phrases bateaux » qui sont faites pour aider quelqu’un à rester à flot. On le fait naviguer à la surface des choses, on l’y maintien de force si bien qu’on lui interdit la plus belle de toutes les expériences humaines : descendre au plus profond de lui-même.
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228- La capuche n’arrête pas la pluie.
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229- L’homme discret à ceci de plus effrayant que l’homme bavard : un bruit après un court silence indiffère ; un bruit après un long silence surprend.
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230- Ne te mesure plus à ce destin dont tu n’es plus le mètre.
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231- Larmes à taire.
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232- Au bord du gouffre, faire le premier pas c’est faire le dernier.
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233- Cette souffrance qui nous plie à la nécessité.
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234- En politique, toute tentative de sincérité est vouée à l’anomalie.
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235- C’est comme en terre, c’est du pétrole ! {Ces commentaires : c’est dupe et troll !}
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236- Tu te perds tellement dans cet envahissement d’effets secondaires que tu ne te rappelle même plus de ta maladie de départ.
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237- – « – Une femme hurlait ” Au secours ”
– Et donc tu l’as aidé ?
– Je suis venu à leur secours.
– Tu es venu à son secours tu veux dire ?
– Non non à leur secours, je parle de mes oreilles. »
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238- Pense-bête : Oxymore.
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239- J’ai de la mémoire juste quand ça m’arrange, c’est à dire jamais.
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240- Un psychiatre qui me parle de la vie c’est un peu comme un Anglais qui me parle de lunettes de soleil.
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241- Cette psychothérapie m’a permis de ne pas avoir la réponse à la seule question que je ne me posais pas.
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242- Autant de psychiatres qui m’ont compris que de tétraplégiques qui dansent la zumba.
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243- Le port d’arme est interdit ; les stylos-plumes sont en vente libre. Cherchez l’erreur.
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244- Le femme est la récidive de Dieu.
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245- L’éruption est aveugle. Le volcan ne choisit pas ses victimes.
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246- « Je me meus dans le collimateur d’une révélation sans précédent » Il y a des jours où l’on est capable de n’importe quelle religion.
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247- Tu m’avais tendu un siège et je suis tombé dans le piano.
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248- Ce bon d’achat est valable durant tous les équinoxes d’années bissextiles dont le siècle est un multiple de trois (sauf exception).
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249- Je tiens le premier venu pour responsable du caractère arbitraire de ma vengeance.
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250- Mon orientation textuelle est l’italique.
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251- « Passer sous un train ça porte moins malheur que de passer sous une échelle » les ravages de la superstition.
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252- Je n’ai rien contre la vie, j’ai tout contre la mienne.
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253- Si c’est ma solitude pensante qui m’amène encore des « pleins de vie » quel intérêt trouverais-je à remplir du plein ? « Sentant sa mort prochaine, il devenait débordant de vie et d’amour ». Mais tout ce qui « déborde » d’« amour » n’est pas « amour » ; de même que tout ce qui « déborde » de « vie » n’est pas « vie ». gaspillage.
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254- L’illusion est le matelas d’aujourd’hui qui te proposera demain de dormir à même la réalité.
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255- La poésie est à la combinaison de mots ce que la troisième dimension est à la deuxième.
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256- Il est mauvais de vivre avec son temps mais il est pire de vivre avec celui des autres.
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257- Ce terroriste habite au sixième otage.
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258- On est toujours à l’ouest de quelqu’un.
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259- Pourquoi encaisser l’échec lorsqu’on peut encaisser les chèques ?
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260- Puisque cette affreuse conséquence t’attend de pied ferme, tu ferais mieux d’y aller en pas chassés plutôt qu’en rechignant.
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261- « J’ai rien à perdre » c’est l’hymne grotesque de ceux qui ont tout perdu.
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262- Lorsqu’un artiste nous montre son art et que c’est réussi, on voit l’art. Lorsqu’un artiste nous montre son art et que c’est raté, on voit l’artiste.
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263- J’ai signé un contrat de travail en pensant qu’on me demandait un autographe.
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264- Le technique est un mur qui se dresse devant l’art. Créer de l’art est insuffisant, il faut créer la transparence du mur.
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265- Pleurer de joie : Bipolaire d’un instant.
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266- Le déficit de l’attention au bénéfice du doute.
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267- Des marchands de sable dans un désert médical.
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268- L’histoire ne s’arrête pas au marque-page.
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269- Les gens stables ne devraient jamais écouter la vérité que les gens instables ne devraient jamais dire.
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270- Sa tentative de suicide avait échouée. Comme si rater sa vie n’était pas suffisant, il fallait aussi qu’il rate sa mort.
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271- Par le hasard du calendrier, ma naissance est tombée le jour de mon anniversaire.
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272- La célébrité a rendu son inutilité publique.
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273- L’éternité est une grève de la fin.
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274- Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’unanimité.
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275- L’isolé lit Zola.
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276- Musulmane menue : planche à voile.
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277- Psychanalyse : la vie amoureuse du beau frère de ma grand-mère explique les horaires de bus du mardi soir pendant les vacances scolaires.
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278- Une erreur qui nous permet d’avancer n’est pas une erreur.
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279- Attraction désintéressée ? L’aimant songe.
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280- Si je te parle d’anatomie c’est parce que je thème en corps.
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281- L’humain est composé de 100 000 milliards de cellules. La cellule est composée de 7 milliards d’humains.
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282- On regrette moins de ne pas en savoir assez que d’en savoir trop.
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283-Je ne veux pas savoir tout ce qui est vrai. Je veux savoir tout ce qui est vrai et utile.
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284- Une idée qui n’a pas assez pris de coups et qui s’écroule à la moindre confrontation.
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285- Je suis aussi régulièrement borné qu’une autoroute.
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286- Deux manières d’aborder la vie : faire face et faire farce.
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287- Si tu veux que tout le monde s’intéresse à ton gosse, tu n’as qu’à l’appeler « réchauffement climatique ».
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288- Séduction : Il la tenta à la voiture piégée.
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289- L’aphorisme se situe entre frapper fort et viser juste.
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290- Le clé du succès c’est d’aller le moins vite possible vers le succès.
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291- C’est tellement absurde d’impressionner les gens qui nous aiment.
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292- Paix dans le monde : ceux qui étaient au bon endroit au mauvais moment ont compris ceux qui étaient au mauvais endroit au bon moment.
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293- J’aime celui qui prend de l’avance sur moi car il ne peut alors plus rien faire dans mon dos.
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294- Les gens se tuent pour un idéal qui ne leur a rien demandé.
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295- Avant j’étais neutre par défaut, aujourd’hui je le suis par qualité.
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296- Je préfère continuer flou plutôt que de m’arrêter net.
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297- Le psychiatre qui essaye de réparer les rouages d’une montre avec des gants de boxe.
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298- Lorsque je suis heureux, je suis joyeux. Lorsque je suis malheureux, je suis triste. On en a donc conclu que j’étais bipolaire.
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299- Un de mes lecteur m’a appelé en me disant qu’il voyait plus loin que là où je voulais en venir.
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300- Un gauche qui vote à gauche vote à droite.
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301- Les parents sont les deux inconnus d’une équation que doit résoudre l’enfant qui en est la résolution.
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302- Je ne suis pas un artiste, je suis un défibrillateur.
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303- L’homme n’est pas à l’image de Dieu. Il est à l’image de l’image de Dieu.
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304- Avec des si on refait le monde. Avec des si bémols on refait une mélodie.
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305- Si quelqu’un avait le pouvoir de lire entre mes lignes, quelle importance accorderait-il alors à mes lignes ? Aucune.
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306- L’énergie que tu utilises pour repousser la réalité c’est l’énergie qui te manque pour l’affronter.
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307- Ce mathématicien, épuisé de ne pas avoir trouvé X, est décédé dans l’exercice de ses fonctions.
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308- Ne me demande pas « comment ça va ? » demande moi plutôt « comment ça écrit ? ».
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309- Si tu ne mènes pas le combat, c’est le combat qui te mène.
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310- « Il s’est jeté par la fenêtre du sous-sol.»
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311- Je ne suis influencé que par ceux qui disent ce que je pense.
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312- « – J’aime cette femme.
– Quoi ? Tu aimes sept femmes ?
– Oui, la septième. »
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313- J’ai du mal à dire art, c’est une maladie rare.
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314- Si j’avais à choisir entre ma vie et mon œuvre je choisirais ma vie, c’est à dire mon œuvre.
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315- J’ai tellement peur du bonheur. Heureusement, je ne l’ai jamais croisé…
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316- Il est plus facile de se rendre que de se rendre compte.
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317- Ecrire penché comme la tour de pise : en Italie(que).
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318- Finalement il ne s’était pas trompé sur le fait qu’elle lui mentait, il s’était juste trompé de mensonge.
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319- Le courage s’attrape comme une fièvre qui monte et ne veut rien savoir.
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320- La plupart des « belles paroles » qu’on me donne à manger, je les vomis. Toutes celles que je digère sont : soit très au-dessus, soit très en-dessous des « belles paroles ».
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321- Le meilleur horizon est celui qui est caché juste devant mes yeux. Je ne veux pas gagner l’horizon, je veux perdre du brouillard.
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322- Ignorance sélective.
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323- Il n’est jamais trop tard pour refaire les mêmes erreurs.
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324- Pour moi tu restes une fille ouverte mais tes horaires d’ouverture ne justifient pas ma carte de fidélité.
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325- S’obliger à discuter avec quelqu’un qui se meut dans la même dimension de souffrance que nous c’est diminuer le risque d’être « compris de loin ».
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326- Peut être que la noblesse de ces lignes réside en ce qu’elle ne sauvera en rien leur auteur.
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327- Vivant -> étrange -> étranger -> retranché -> tranché -> mort.
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328- Cercle d’amis : une manière de fuir son centre.
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329- Je nourris mes peurs avec du bio. Mes crises d’angoisses sont tout à fait saines.
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330- J’ose ajouter ma pierre tombale à l’édifice.
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331- Les chrétiens mettent une croix sur la souffrance.
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332- Soit tu es fatiguant, soit c’est juste moi qui te trouve fatiguant. Dans tous les cas, tu es fatiguant.
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333- Perdre son temps à deux ça n’est pas perdre son temps deux fois.
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334- De te détester je pourrais m’en remettre mais de t’aimer je ne le pourrais pas.
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335- La précipitation c’est la ruine. Je n’ai jamais vu quelqu’un marcher à sa perte.
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336- Pour les femmes : je ne juge pas sur le physique, je juge sur la chimie.
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337- « – Avez-vous déjà essayé ce médecin ?
– Oui, il est trop court ! »
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338- En mettant une demi-heure à se garer, il a raté son créneau horaire.
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339- « – Je vais être descendu !
– Par la censure ?
– Non, par l’ascenseur ! »
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340- « Martine, si il a flashé sur toi, ça n’est pas parce que qu’il était amoureux, c’est parce que c’était un photographe animalier.»
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341- Ce fut une expérience douxlheureuse.
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342- Notre couple est un multiple de deux. Je suis un multiple de toi.
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343- Le couple est le plus grand des nominateurs communs.
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344- La pêche à la ligne est destinée à ceux qui n’ont ni la pêche ni la ligne.
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345- Je ne veux rien savoir de ma future femme, je veux la prendre par cœur.
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346- Dealer de drogue cherche assurance toute rixe.
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347- Les fins vivent au-dessus de leurs moyens.
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348- Pourquoi s’embêter à tirer sur tout ce qui bouge ? N’est-il pas plus simple de tirer sur tout ce qui ne bouge pas ?
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349- La manie humaine consiste à croire que les conséquences sont les conséquences d’une clause.
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350- L’espace que tes défauts occupent c’est l’espace que tes qualités n’occupent pas. Il faut seulement travailler à ce que tes qualités prennent tout l’espace et ainsi la question de travailler sur tes défauts ne se pose plus.
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351- La pitié est un mouvement descendant. Celui qui a pitié est toujours au-dessus de celui dont il a pitié et c’est pourquoi je refuse qu’on ait pitié de moi.
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352- J’ai décidé de tout plaquer pour vivre en accord avec la réciproque du théorème de Pythagore.
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353- Le personnage tragique c’est typiquement celui qui est sincère au mauvais moment.
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354- Pour moi, le mois de juillet c’est le mois doute.
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355- «  – Je commence à bien l’aimer cet artiste.
– Oh tu sais ça fait longtemps qu’il n’a rien sorti de nouveau…
– Oui, c’est pour ça que je commence à bien l’aimer. »
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356- Il ne faut pas lire les philosophes pessimistes. Pas parce qu’ils ne sont pas intéressants, mais parce qu’ils sont pessimistes.
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357- Chorales moralisatrices : derrière les belles paroles, on sent que le chœur n’y est pas. Pour une oreille fine, tout cela sonne terriblement faux.
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358- L’enfant peut jouer aux jeux de société pour se divertir. L’adulte doit jouer aux jeux de société pour nourrir sa famille.
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359- Le bon sens voudrait tant. Le bon temps voudrait sens.
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360- Perdre son dernier souffle en le faisant tomber sur la poussière qui recouvre l’amour.
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361- Demain éteint notre jour.
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362- N’accordez pas trop d’importance aux paroles : les paroles ne sont que des entre-actes.
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363- La maladie ne veut pas, elle peut.
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364- Libre arbitre : quand on regarde le résultat à la fin du match de la vie, on a de plus en plus de mal à se convaincre que l’arbitre était libre.
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365- Addiction freine éthique.
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366- L’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en ont pas.
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367- L’obéissance : souvent par manque d’imagination.
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368- Avec tant de privations, autant vous dire qu’il en bavait. Sous prétexte de régime alimentaire, il refusait d’avaler sa salive.
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369- Si un tête en l’air résout tous les problèmes, c’est parce qu’il est né sous X.
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370- Dialogue avec la vie :
« – La vie ! La vie ! Enfin je crois t’apercevoir ! C’est bien toi ?
– Oui c’est bien moi. Mais dis-moi, qu’est-ce qui t’affole ? Qu’as-tu donc à crier comme cela ?
– La vie ! Je souffre terriblement ! Aide-moi ! Je suis si désespéré et je ne trouve pas de réponse !
– Et moi mon ami ! Moi, je ne trouve pas de question ! »
___________

371- L’inspiration arrive par vagues. L’artiste patauge lorsqu’il la cherche, il éclabousse de partout de manière ridicule comme un enfant qui apprend à nager. Il pense que cette éclaboussure sera sa victoire, qu’elle sera la prochaine vague qu’il domptera à coup sûr …Il faut faire tout le contraire. Attendre et désormais, ne plus rien faire d’autre qu’attendre. La vague viendra. Dans la plupart des cas tout se joue en ta profondeur, c’est là que se préparent les tsunamis les plus inattendus ; n’est-ce pas ? En fait, à cette heure tu n’as même pas réellement conscience de ce qui est en train de se préparer. Pendant des années tout s’est accumulé et rien n’a surgit …Tu restes dans l’antichambre de ton microcosme, il y a comme des barricades à l’entrée de ton monde intérieur. Ça grouille… Tu sens que quelque chose se passe. Ne demande pas, ne réclame rien, ne t’avance pas de trop près, sois patient. Pour une fois, sois immobile à tes envies de création et laisses venir à toi. Aujourd’hui quelque chose se déchire dans tes profondeurs, quelque chose de terrible est sur le point d’émerger à la surface des mots. Incapable de te contrôler à ta source, tu ressens comme une insoutenable pression qui réclame sa libération. Comme un mouvement ascendant qui aurait tout d’incontrôlable, quelque chose qui se dresserait à la verticale de l’humanité et qui serait sur le point de déferler sans pitié ni discernement. Quelque chose – même – aux frontières de toutes les cases jusque-là dessinées par les Hommes. Comment vas-tu contenir le phénomène ? Il faut en tout cas que tu sois à la hauteur de cette vague d’inspiration car je te préviens il n’y en aura pas deux; ça sera la seule,… l’unique,… La dernière…? Car le choc s’annonce si gigantesque qu’il n’y a presque plus aucune chance que tu lui survives.
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372-  « – Tant que je ne l’ai pas ouverte, je ne peux pas savoir que cette porte existe.
– Personne ne l’ouvrira à ta place et de toute façon, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a rien à ouvrir. »
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373- Je peux peut faire mal aux yeux exactement de la même manière que la lumière peut faire mal aux yeux. Reste à savoir quelle intensité lumineuse tu es capable de supporter.
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374- Avant je corrigeai les fautes, maintenant c’est les fautes qui me corrigent.
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375- Laisses tomber. Le temps que tu me fasses un diagnostique, j’aurais déjà changé de maladie.
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376- Les prophètes n’ont rien à vous léguer qui ne soit déjà en vous.
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377- Malheureusement ce garçon sait qu’une fille malheureuse ment.
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378- Quand tu n’as plus la force d’atteindre le rivage mais que ton regard est encore assez vif pour atteindre la lumière du phare.
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379- Des-générations.
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380- Ce monde est un enfer amplement suffisant ; par quelle marge de manœuvre le second qu’on nous annonce pourrait-il surenchérir ?
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381- Cette nuit-là, j’en aurai donné le tournis à une fluctuation
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382- L’impermanence abrite autant qu’elle arbitre.
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383- Moins on a de répit, plus on en a besoin …
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384- Je donnerai ma vie à celui qui me préservera du suicide.
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385- Un jour je comprendrai les prostituées. Enfin non pas un jour, une nuit.
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386- Veillance est sous surveillance.
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387- On niera tous au paradis.
___________

388- Assis à mon bureau, devant mon miroir. Je me regarde droit dans les yeux puis tape du poing en criant «  Adjugé ! Il est vendu ! ».
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389- Ouvert d’esprit : A force d’être ouvert, l’esprit laisses rentrer tout et n’importe quoi.
___________

390- Comment ne pas faire du rentre-dedans à une femme qui joue la transparence ?
___________

391- Qui l’aborde la borde.
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392- Il faut être complètement timbré pour donner un coup de fil à Telly.
___________

393- En son âme est conscience.
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394- Ramener à l’entendement ce qui dépasse l’entendement c’est comme ramener le tour du monde à tourner autour d’une mappemonde.
___________

395- Mes carences ne sont pas énormes, elles sont gastronomiques. Il me faudra beaucoup de compliments alimentaires adaptés.
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396- Travailler à être autre qu’une marionnette aux évènements.
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397 Il n’y a pas plus ignorant que celui qui ignore qu’il l’est.
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398- J’aime manger Hallal, c’est bourré d’anti-occident.
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399- Comment l’humain pourrait-il s’imaginer une couleur créée à partir d’aucune autre couleur existante ?
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400- Peut être que la manière la plus simple de détruire un génie est de lui accorder de l’importance.
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401- Couple : faire co-naissance.
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402- La souffrance évolue et fait évoluer. Il y a des points d’intersection entre son évolution et la nôtre.
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403- J’adore voir ma femme parler. J’adore la voir parler, pas l’entendre.
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404- Par l’autodestruction, celui que l’on n’est pas détruit celui que l’on est.
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405- La peur de faire des choses absurdes qui pourraient choquer les regards non habitués. La peur de faire des choses absurdes qui pourraient choquer les regards. La peur de faire des choses absurdes. La peur de faire des choses. La peur de faire. La peur.
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406- La spiritualité est un crime contre l’animalité.
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407- Plus on est bas plus on regarde haut.
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408- Tu ne peux pas regarder de haut quelque chose qui te dépasse.
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409- Voiture mal Orientée, voiture Occidentée.
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410-La mort a été inventée par un Fleuriste (business is business).
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411- L’âme est anticorps sans être anti-corps.
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412- Il y a des jours où l’on entend tellement de conneries qu’on aimerait être sourd et d’autres ou l’on en dit tellement qu’on aimerait que les autres le soient.
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413- Il faut toujours dire aux les femmes qu’elles sont belles, même quand on le pense.
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414- Ce sont les bonnes habitudes qu’on prend mais on ne prend jamais de mauvaises habitudes. Ce sont les mauvaises habitudes qui nous prennent.
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415- Les gens qui pensent bien ne font jamais trop. Les gens qui pensent trop ne font jamais bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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